Responsive image

Les chasseurs de Haute-Vienne en première ligne dans la guerre contre le frelon asiatique

26-02-2021

Depuis deux ans, la fédération des chasseurs de la Haute-Vienne s’est engagée dans la lutte contre le frelon asiatique. Ils sont les seuls en France.





Le Populaire du Centre


Nuisible


Les chasseurs de Haute-Vienne en première ligne dans la guerre contre le frelon asiatique









Les chasseurs de Haute-Vienne en première ligne dans la guerre contre le frelon asiatique

Un nid de frelons asiatiques © Agence TARARE


 



Depuis deux ans, la fédération des chasseurs de la Haute-Vienne s’est engagée dans la lutte contre le frelon asiatique. Ils sont les seuls en France.




Les chasseurs de la Haute-Vienne donnent l’exemple en matière de lutte contre le frelon asiatique. Depuis deux ans, sur une idée de Sébastien Hau, directeur de la fédération de la Haute-Vienne, ils se sont lancés à la chasse aux frelons. Seule en France à prendre cette initiative, la fédération a eu la bonne idée de s’appuyer sur son réseau pour tenter de freiner ce fléau.


L’idée est simple : il s’agit d’encourager les chasseurs à installer des pièges à frelons à partir de bouteilles plastiques. Le principe est simple et bien connu. Il suffit de percer trois trous de 10 mm dans une bouteille plastique au fond de laquelle on aura versé trois tiers de vin blanc, de sirop de grenadine et de bière. Il faut ensuite les suspendre dans un endroit bien exposé au soleil. La fédération préconise de poser deux pièges minimum.


4.000 à 5.000 frelons


« En capturant les reines vous évitez la prolifération de 4.000 à 5.000 frelons, précise Christian Groleau, président de la fédération des chasseurs de la Haute-Vienne. L’an dernier nous avons pris une quantité incroyable de frelons. Personnellement, j’ai dû en détruire 3.000 à 4.000. C’est une action d’intérêt publique. Les piqûres de frelons asiatiques sont redoutables, elles peuvent vous envoyer à l’hôpital avec un vrai risque de mortalité. »


Mais ces bouteilles pièges ont aussi leurs détracteurs. Certains leur reprochent d’être nuisibles à la biodiversité en piégeant aussi des insectes et des papillons.



 « Je n’ai jamais rien trouvé d’autres que des frelons et des guêpes, se défend Christian Groleau. Oui, c’est vrai, quelques mouches, Mais pas de papillons. Les trous ne doivent pas dépasser 10 mm de diamètre. »


C’est à cette période qu’il faut poser des pièges. De mi-février à mi-avril, les femelles fondatrices sortent d’hibernation et vont construire des nids pour y pondre plusieurs centaines d’œufs par jour jusqu’à l’automne.


Après 45 jours d’incubation, des milliers de frelons sortiront des nids.


Alors, que vous soyez chasseurs ou pas, vous savez ce qu’il vous reste à faire pour participer, vous aussi, à la guerre contre les frelons asiatiques.


Jean-Paul Sportiello